COP27 – Un bilan en demi-teinte

COP27 – Un bilan en demi-teinte

Alors que la COP27 à Charm El-Cheikh se termine après deux semaines d’échanges, de rebondissements, d’espoirs et de déceptions, l’heure est au bilan. Ayant suivi cette COP27 de près, je vous propose de vous résumer ce qu’il s’y est passé, en y ajoutant régulièrement mon avis personnel.

Édito

Tout d’abord, la COP c’est quoi ? Ça signifie Conferences Of the Parties et consiste à limiter les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine afin de lutter contre le réchauffement climatique.

La COP26 avait été abondamment critiquée, notamment avec l’arrivée en jet de Jeff Bezos, Saint patron d’Amazon pour nous expliquer que la Terre était fragile et qu’on se devait de la protéger. Je vous laisse vous faire votre avis après avoir lu cet article sur Bon Pote.

reparations loss and damages

Coopérer ou périr

« L’humanité a le choix : coopérer ou périr. Il s’agit soit d’un pacte de solidarité climatique, soit d’un pacte de suicide collectif »

António Guterres à plus de 100 dirigeants mondiaux réunis pour la première séance plénière officielle de la COP27. 

Derrière ce slogan accrocheur d’António Guterres, secrétaire général de l’ONU, il existe un vrai sens profond : Soit on gagne tous, soit on perd tous. Il n’y aura pas des vainqueurs d’un côté, et des perdants de l’autre. Tout le monde sera perdant.

Et pour commencer les hostilités, le secrétaire général de l’ONU a demandé aux dirigeants de taxer les bénéfices exceptionnels des entreprises spécialisées dans le combustible fossile.

Le secrétaire général de l’ONU a également rappelé les engagements pris durant la COP26, à savoir un fond de soutien à l’adaptabilité de 40 milliards de dollars.

« Nous avons besoin d’une feuille de route sur la façon dont on aboutira à cela. Et nous devons reconnaître que ce n’est qu’un premier pas. Les besoins d’adaptation devraient atteindre plus de 300 milliards de dollars par an d’ici 2030 »

António Guterres rappelle aux dirigeants l’importance de financer l’adaptabilité au changement climatique

Vous pouvez avoir le détail complet sur ce lien des Nations Unies.

Tir à boulet rouge sur le greenwashing

Le groupe d’expert diligenté par le chef de l’ONU a publié au début de la COP27 leur premier rapport sur le greenwashing.

Concrètement, cela veut dire -mais on s’en doutait déjà- qu’on ne peut pas s’estampiller « net zéro » et continuer à s’approvisionner en fossile ou à déglinguer l’environnement. Cela veut également dire que les engagements des entreprises s’étiquetant « net zéro » doivent correspondre aux recommandations du dernier rapport du GIEC afin de limiter la hausse des températures à +1.50°C d’augmentation.

« Nous devons avoir une tolérance zéro pour le greenwashing net zéro », rappelle le secrétaire général de l’ONU.

« Il est répréhensible d’utiliser de fausses promesses de « net zéro » pour dissimuler l’expansion massive des combustibles fossiles. C’est une supercherie. Cette dissimulation toxique pourrait pousser notre monde au bord du précipice climatique. L’imposture doit cesser »

M. Guterres

En outre, il est question d’alerter les personnes vulnérables en cas de catastrophe climatique. Pour cela, il est urgent de fournir un système d’alertes précoces dans les cinq années à venir.

« n’ont aucun moyen de savoir que des conditions météorologiques dangereuses vont arriver. Les pays avec une couverture d’alerte précoce limitée ont une mortalité due aux catastrophes huit fois plus élevée que les pays avec une couverture élevée. Le plan d’action lancé aujourd’hui définit la voie à suivre pour réparer ce tort et protéger les vies et les moyens de subsistance ».

M. Guterres

Pour en savoir plus sur ce plan de 3.1 milliards de dollars pour des systèmes d’alerte précoce d’ici 2027, c’est ici.

Pertes & dommages, le boulet de la COP27

Dès le deuxième jour, le vilain petit canard, le sus-nommé « Pertes & dommages » a été mis sur la table.

Mais en quoi ça consiste exactement ?

On le sait, les pays de l’hémisphère Sud sont souvent les plus touchés par le réchauffement climatique, et en parallèle, les moins responsables de ce réchauffement. Il serait donc logique que les pays du Nord financent les réparations et les frais d’adaptation des pays souffrant de la crise climatique.

Les pays du Nord ont toujours bloqué les négociations sur ce fond de soutien. L’avancée est historique, puisqu’un accord a ENFIN été trouvé, pour plus de justice sociale. Car on ne le répétera jamais assez : Il n’y aura aucune justice environnementale, sans justice sociale.

Emmanuel Macron a été le premier chef d’Etat des pays du Nord à prendre la parole, et il n’a pas oublié de préciser à quel point la confiance entre le Nord et le Sud « s’éffritait ». Une raison supplémentaire donc d’enfin accepter d’aider financièrement les pays les plus durement touchés…

Le président français a également précisé « La création d’un nouveau groupe de travail pour proposer des financements innovants pour le climat. » Cela regroupera des organismes comme le FMI, la Banque mondiale et l’OCDE, qui devront faire des recommandations sur des solutions concrètes d’ici le printemps 2023.

Pour la biodiversité, il a évoqué un « programme de préservation positive » qui doit permettre d’établir des « contrats politiques et financiers avec des pays disposant d’importants écosystèmes naturels ». À suivre, donc.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de son discours ici.

À la fin de la COP27, un accord sur ce fond a été trouvé, mais j’y reviendrai en détail plus bas. Attention tout de même à ne pas se réjouir trop vite, car de nombreuses zones d’ombres persistent sur ce fond de soutien : Qui va financer ? Qui seront les pays qui obtiendront l’argent ? Quels seront les montants ? Est-ce que ce sera sous forme de subvention ou de prêt ?… Beaucoup de questions en suspens, ce qui laisse à penser que ce fond est pour l’instant une coquille vide. On attend donc des précisions !

Un refus clair du financement des énergies fossiles

Pour rappel, cela fait des mois qu’António Guterres appelle à stopper le financement de toute nouvelle source d’énergies fossiles, pour être en accord avec le GIEC.

Le secrétaire général de l’ONU a annoncé dans la foulée le lancement d’un nouvel outil via des satellites afin de recenser les émissions de gaz à effet de serre. Et, surprise, les données remontées indiquent qu’il y a une sous-évaluation des émissions de ces gaz à effet de serre. Elles seraient plusieurs fois supérieures aux émissions actuellement signalées.

« Cela devrait être un signal d’alarme pour les gouvernements et le secteur financier, en particulier ceux qui continuent d’investir et d’assurer la pollution par les combustibles fossiles ».

À ajouté M. Guterres
Source : Capture d’écran

Il a ensuite expliqué le fonctionnement de l’outil Climate TRACE, qui combine des données fiables et vérifiées de plus de 100 institutions et 30.000 capteurs, et qui va aider les gouvernements à cibler leurs actions. « Il est impossible pour les émetteurs de tricher », a-t-il ajouté, précisant qu’actuellement les 14 principales sources d’émission individuelles dans le monde sont toutes des champs de pétrole et de gaz.

Pour plus d’informations au sujet de l’appel à arrêter de financer les énergies fossiles, cliquez ici.

Faire des enfants or not faire des enfants ? That’s est la question.

L’UNICEF a révélé un sondage mondial dont ressort une information importante : La moitié des jeunes africains repensent leur projet d’avoir des enfants à cause du réchauffement climatique.

Au niveau mondial, ce sont 2 jeunes sur 5 qui reconsidèrent leur envie d’avoir des enfants au vue de la situation actuelle.

En Afrique, dans le panel de gens interrogés, 1 personne sur 2 envisage de renoncer à faire un enfant dans le monde actuel. 3 jeunes sur 5 admettent même songer à déménager, ce qui évidemment correspond à ce qu’on appelle des « migrations climatiques ».

Gestion des ressources naturelles

Les Nations Unies ont approuvé un nouveau système permettant une gestion durable des ressources naturelles sur le territoire d’un pays, en accord avec des paramètres sociaux-économiques et écologiques.

En effet, pour une économie faible en émission de gaz à effet de serre, il est urgent d’utiliser bien plus de ressources naturelles (éolien, solaire et géothermie).

Je ne m’attarderai pas trop sur le sujet, que je trouve très flou. Je vous laisse juger par vous-même en lisant cet article.

Investir pour l’agriculture durable, du positif pour le climat ?

Une étude du FIDA, le Fonds International de développement agricole démontre que financer de petits exploitants agricoles (donc pas de « Ferme des 1000 vaches » concrètement) a permis de séquestrer plus de carbone et de réduire plus d’émissions de gaz à effet de serre qu’ils n’en ont émis, ce qui est évidemment un bon point dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le rapport en question (en anglais)

Des militants envahissent les couloirs de la COP27

Des militants ont fait irruption dans les couloirs de la COP27 afin de demander aux décideurs d’aborder la question des « pertes & dommages ».

« Nos pays ne peuvent pas se développer en raison des coûts de la crise climatique. On nous vole notre avenir ! C’est une injustice ! »

Un jeune militant africain
Source : ONU Info/Laura Quinones

Comme expliqué plus haut, ce qu’on appelle « pertes et dommages » sont en fait les coûts que doivent encaisser les pays qui ont le moins contribué au changement climatique, mais qui subissent de plein fouet ses effets, tels comme la hausse du niveau de la mer qui touchera de nombreuses îles et côtes de part le monde, ainsi que les phénomènes météorologiques extrêmes (comme les violentes inondations en Inde, ou les dômes de chaleurs mortels en Inde également), de plus en plus fréquents.

Simon Kofe, ministre des Affaires étrangères, de la Justice, et de la Communication de l’archipel de Tuvalu, dans le discours enregistré pour la COP26 et diffusé le 9 novembre 2021 sur la page Facebook de son ministère. (CAPTURE D’ECRAN)

Pour rappel, le rapport annuel « 10 New Insights in Climate Science » de la communauté scientifique estime que la question « pertes & dommages » est un « impératif planétaire urgent ».

Les pays les plus pollueurs et leur « feuille de route »

Les pays représentant plus de la moitié du PIB mondial ont établi en fin de la première semaine un plan d’action sur 12 mois afin d’accélérer la décarbonation des secteurs les plus émetteurs, à rendre les technologies les plus propres, les moins chères et le plus accessible possible.

Je vous laisse lire le rapport (en anglais), personnellement j’ai du mal à y croire, le mot « hydrogen » y apparaît 16 fois, quand on connait les limites de ce vecteur énergétique… On va espérer que l’hydrogène sera utilisé dans les secteurs clés et pas pour concurrencer la voiture électrique ou inventer un énième vélo à hydrogène…

On passera sous silence les acteurs de la mode qui se sont engagés à utiliser des énergies renouvelables dans toute leur chaîne d’approvisionnement et à utiliser des matériaux faibles en carbone. (Il n’est évidemment pas question d’arrêter la fast-fashion, l’ultra fast-fashion, les black friday et tout ce qui pousse à la surconsommation… On surconsommera toujours, mais bas carbone semble-t-il, Alléluia !)

Week-end de manifestations

Source : ONU Info/Laura Quinones

Deux petites informations intéressantes :

1°) le samedi a surtout été marquée par des manifestations

2°) le groupe des 77 (la quasi-totalité des pays en voie de développement) continue de faire pression sur les pays du Nord pour mettre en place un fond de « pertes & dommages ». (Je vous avais dit que c’était le boulet de la COP27 !)

Patriarcat, phallocratie et les femmes à la cuisine…

… Mais attention, c’est à la cuisine que se trouvent les couteaux ! 😉

On commence fort la deuxième semaine puisque les femmes réclament un rôle principal dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Source : ONU Info/Laura Quinones

« Rien sur nous, sans nous. Les femmes devraient définir l’agenda du processus climatique, mais ce n’est pas le cas actuellement »

Rappelle très justement Ayshka Najib, militante pour le climat

Comme le rappelle très justement le média indépendant Vert, le média qui annonce la couleur qui relaie un article de la BBC (anglais), les femmes sont sous représentées. Preuve en image :

Source : Reuters

Sur la « photo de famille », prise au début du sommet, figurent 110 dirigeant·es dont seulement sept femmes. Et elles ne représentent que 34 % des négociateur·ices cette année, selon la BBC, loin du pic de 40 % atteint en 2018. Certaines délégations sont composées à plus de 90 % d’hommes. Pourtant, les femmes sont les plus durement touchées par les effets du changement climatique, rappelle ONU Femmes.

Vert, le média qui annonce la couleur

La belle brochette de phallocrates, donc.

Pour rappelle, pas de justice environnementale sans justice sociale, et les femmes sont plus à même de souffrir du réchauffement climatique notamment en augmentant le risque de violence sexuelle et domestique. D’autres catégories de personnes seront plus à même de souffrir de la crise climatique : les enfants, les seniors, les personnes en situation de handicap…

« C’est une crise oubliée. Mais si nous choisissons de l’ignorer, nous disons aux filles que les dirigeants mondiaux ne se soucient plus de leur avenir. Les dirigeants doivent garder la voix des filles et des femmes des pays du Sud, vivant les réalités de la crise climatique, au cœur des négociations de la COP27, car elles sont les mieux placées pour apporter des solutions »

Lucy Ntongal, experte kenyane du climat et du genre à l’ONG Actionaid

J’attire également votre attention sur le fait que tant que nous n’accepterons pas que les hommes font grandement partie de la plupart des maux sur cette Terre, il n’y aura aucune justice sociale. Et sans justice sociale, pas de justice environnementale.

Le verre est à moitié vide

L’eau est un enjeu majeur de ce siècle et il commence enfin à avoir la place qu’il mérite. À l’heure de la COP27, On estime qu’environ 40% de la population mondiale est touchée par la pénurie d’eau. 80% des eaux usées sont rejetées sans traitement dans l’environnement et plus de 90% des catastrophes sont liées à l’eau. 

Pour rappel, on retrouve l’eau partout : énergie, agriculture, économie, santé… L’eau est également source de nombreuses catastrophes météorologiques : Il est donc normal de retrouver l’eau au cœur des débats.

« Pour l’eau, c’est maintenant ou jamais. L’eau est le thème que nous retrouvons dans l’énergie, la sécurité alimentaire, la santé, l’économie et la collaboration internationale… Nous devons vraiment changer nos comportements, nos attitudes, nos actions, notre gouvernance et la façon dont nous nous organisons autour de l’eau »

Henk Ovink, Envoyé des Pays-Bas sur l’eau

On peut également ajouter le rappel du secrétaire général de l’ONU au sujet de la sécurité alimentaire mondiale, spectre réveillé par la guerre en Ukraine et la crise climatique sans précédent. Voir le détail ici.

L’UNICEF montre les crocs

L’UNICEF a révélé au milieu de la deuxième semaine sa nouvelle initiative : un financement dédié aux pays les moins privilégiés afin de faire face aux impacts actuels et à venir, de la crise climatique et des catastrophes naturelles.

L’initiative Aujourd’hui et demain (Today and Tomorrow) combine le financement de programmes immédiats de résilience climatique et de prévention des risques pour les enfants aujourd’hui, et une utilisation innovante du financement du transfert de risque fourni par le marché de l’assurance pour les catastrophes cycloniques futures. Pour en savoir plus, c’est ici.

« Les risques liés au changement climatique ne sont plus hypothétiques. Ils sont là. Et même si nous travaillons à renforcer la résilience des communautés face aux catastrophes climatiques, nous devons devenir bien meilleurs pour prévenir les risques pour nos enfants »

Karin Hulshof, Directrice générale adjointe de l’UNICEF chargée des partenariats.

+1.5°C maximum, coûte que coûte

Concernant cette partie-là, je vous laisse avec quelques échanges durant la COP27. Nous savons déjà que nous sommes sur la mauvaise trajectoire et que +1.5°C doit être l’objectif mondial, quoi qu’il en coûte.

« Les politiques actuelles nous amènent à un monde à 2,8 degrés Celsius… Il est important que nous ayons une conversation sur la réduction des émissions et sur qui en assume la responsabilité. Le G20, qui se réunit cette semaine même… est collectivement responsable de 75% de toutes les émissions »

Inger Andersen, la cheffe du Programme des Nations Unies pour l’environnement

« Toute hausse supérieure à 1,5 augmente les risques pour la santé, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau, la sécurité humaine et la croissance économique. Pour beaucoup, c’est déjà un enfer… chaque fraction de degré au-delà de 1,5 met de plus en plus la vie humaine en péril sur cette planète »

Simon Stiell, Secrétaire exécutif d’ONU Climat

« La crise ukrainienne a confirmé la fin du système énergétique centralisé sur les énergies fossiles. Les gouvernements ont soudainement découvert que nous ne pouvons pas avoir 80% du pays dépendant des combustibles fossiles et tout le monde veut maintenant opter pour un système qui pourrait être plus indépendant »

Francesco La Camera, Directeur général d’IRENA

Clairement, l’objectif de limiter à +1.5°C est maintenu, mais totalement impossible à réaliser en l’état. On fonce droit dans le mur, avec la clim’ fenêtres ouvertes et la radio à fond. Un rappel des conséquences de la hausse de températures ne fait pas de mal :

Source : Nations Unies

Vers la fin de la déforestation amazonienne au Brésil ?

Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva a promis de mettre un terme à l’exploitation de la forêt Amazonienne. Il en profite également pour dire que son pays est prêt à « rejoindre les débats sur l’avenir de la planète ». Lula a également promis « d’offrir le leadership dont le monde a besoin », à la fois pour lutter contre la crise climatique mais aussi contre la pauvreté et la faim dans le monde.

Rebondissements

En fin de semaine, les langues se délient et l’Union Européenne prend enfin position pour un fond de soutien « pertes & dommages », accueilli avec enthousiasme par les pays en voie de développement. Cependant, beaucoup de choses restent à finaliser. Suite à cette annonce, la COP27 qui devait se terminer Vendredi à été prolongée jusqu’à Dimanche, afin de continuer les négociations.

Après un week-end chargé en négociations qui se sont prolongées jusqu’à dimanche matin la COP27 a validé un accord afin de financer les pertes & dommages des pays en voie de développement. Une grosse avancée (la seule ?) de cette COP27.

« De toute évidence, cela ne suffira pas, mais c’est un signal politique indispensable pour reconstruire la confiance brisée »

M. Guterres

Conclusion

Chacun aura son avis sur le fait que cette COP27 est une avancée majeure ou non. Pour ma part, tant qu’il y aura du financement dans de nouvelles sources d’énergies fossiles, nous n’aurons jamais de plan assez ambitieux. Continuer à financer le fossile, alors que le GIEC précise qu’il faut bel et bien arrêter le financement de tout nouveau projet fossile est climaticide. C’est même criminel.

Cette COP protège une fois de plus les intérêts pétroliers et gaziers à l’heure où nous n’avons plus le temps pour les projets climaticides comme le projet EACOP de TotalEnergies.

Comme d’habitude, il ne faut pas attendre de miracle de ces événements qui ne sont bien souvent que du brassage de vent (on devrait y mettre quelques éoliennes !). Le changement viendra d’ailleurs, probablement d’en bas comme je l’ai toujours dit : nous avons le pouvoir.

« Un monde à +2 °C pourrait encore être assurable, un monde à 4 °C ne le serait certainement pas »

Henri de Castries alors président d’Axa, lors de la COP21 à Paris

Je vous laisse avec cette réflexion : Pensez-vous que l’on va encore longtemps pouvoir financer les « pertes & dommages » alors que nous tendons à quasiment +3°C actuellement ? Nous mettons un pansement sur une hémorragie, à l’heure où les changements doivent être systémiques.

S’il n’y a qu’une seule chose à retenir : Le fond de soutien « Pertes & dommages » reste très flou, et rien est acté dans le marbre. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Des actes désormais, donc.

On se retrouvera l’année prochaine pour la COP28 à Dubaï . Nul doute que cette COP fera couler beaucoup d’encre…

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