Reconversion professionnelle et écologie

Récemment, je suis sorti de ma zone de confort : cela fait 3 ans que je mûri un projet de reconversion professionnelle dans le but de quitter l’informatique pour l’écologie. J’ai pris la décision officiellement de changer de métier, à 29 ans. J’ai des diplômes, j’ai des compétences techniques avérées, mais je n’ai pas de plaisir. Et le travail au 21ème siècle ne devrait plus être une labeur.

Avec cette reconversion arrive mon baroud d’honneur, un projet Web dont je commencerai à délayer les informations à partir de Septembre 2019 et qui j’espère trouvera écho dans le cœur de bon nombre d’entre-vous. Pour le moment, celles et ceux d’entre vous avec qui j’ai échangé à ce sujet semblaient très intéressés, alors… Wait & See 😉

 

Il y a des choses dans la vie qui sont agréables, qui nous plaisent. Et puis il y a ces choses que vous ressentez au plus profond de vous, ces choses qui dirigent vos choix, avec une extrême confiance. Pour ma part, l’écologie fait parti de ces « trucs » que je ressens au fond de mes entrailles. Du coup, ce projet de reconversion professionnelle pour me diriger vers l’écologie prends tout son sens, à une époque où les enjeux environnementaux doivent devenir prioritaires et où notre société, malade, ne fait pas le choix de freiner des quatre fers pour amortir l’impact du mur qui arrive en face de nous.

 

Pourquoi cette prise de conscience ?

Cela fait des années que je n’éprouve plus aucun plaisir à travailler dans l’informatique, et ce pour plusieurs raisons:

  1. Overdose de ce qui était une passion à l’adolescence
  2. Prise de conscience de l’impact de l’informatique et du Web sur l’environnement
  3. Refus de travailler à contre-courant de valeurs qui me sont chères
  4. Fatigue intellectuelle

En gros, un burn-out dont je n’arrive finalement pas à me sortir.

Depuis 15 ans (qu’est-ce que le temps file !) je m’évertue à faire ce que j’appelle de « l’écologie de comptoir« : je réduis mes déchets, je recycle dans de jolies poubelles jaunes, je glane sur les marchés, je réutilise ce qui d’habitude se jette (peaux de légumes en friture pour faire des chips, fibres de fruits restant d’un jus maison transformées en galette…), je réduis ma consommation d’eau, je ramasse les déchets dans la rue, je covoiture et prend le train. Mais ce n’est que pour soulager ma conscience personnelle, comme le souligne intelligemment Cyril Dion dans son ouvrage « Petit manuel de résistance contemporaine« .

 

Aller plus loin, viser plus haut

Bien que cette part du colibri est essentielle pour amortir le choc environnemental à venir, je prends conscience que c’est insuffisant. Au fil de mes recherches et de mes lectures, je prends conscience que les actes individuels sont importants mais sont également insignifiants. Et tandis que mes connaissances écologiques, bien que poussées, trouvent rapidement leurs limites… Je me pose la question de « comment faire pour passer à la vitesse supérieure ?« . La chose la plus importante pour moi est de continuer à me documenter sur les différents sujets de l’environnement avec pour objectif final d’officialiser mes connaissances « apprises sur le tas« .

C’est pourquoi j’ai décidé d’accomplir trois objectifs en lien avec l’écologie d’ici le 31 Décembre 2019 afin d’avancer sur ma reconversion professionnelle:

  1. – Lire les 25 livres que j’ai sélectionné sur l’écologie (Cyril Dion, Juliette Duquesne, Pierre Rabhi, Matthieu Combes… Et j’en passe)
  2. – Commencer une formation à distance sur l’écologie (j’ai raté les inscriptions de la fac pour cette année ! Tant pis, ce sera pour l’année prochaine 🙂 )
  3. – Sortir une MVP du projet Web que j’évoquais plus haut.

Je suis passé dans une librairie (adieu Amazon, je t’aime mais je te quitte) et j’ai acheté 4 livres. Le choix du premier livre à lire à été difficile mais j’ai jeté mon dévolu sur cette petite pépite de Cyril Dion.

Petit manuel de résistance contemporaine, écologie, reconversion professionnelle

Je viens de m’enfiler la moitié du livre dans le train et je suis déjà conquis.

En l’écologie, j’y vois une passion, une mission, une profession et surtout une vocation.

Cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, ça s’appelle l’ikigai

L’image ci-dessous parle d’elle-même, je ne vais donc pas m’attarder dessus !

Ikigai, écologie et reconversion professionnelle

 

Et maintenant ?

Un long chemin reste à parcourir. Je vais continuer à travailler jusqu’à début 2020 dans l’informatique, en parallèle de monter et développer mes projets professionnels et le basculer se fera tout seul, naturellement.

Nous restons trop souvent dans notre zone de confort car elle nous rassure. Mais pour notre bien-être, il ne faut pas rester dans une situation qui ne nous correspond pas et qui ne nous rend pas heureux, même si cette dernière peut nous paraître la plus logique : stabilité professionnelle, stabilité financière, stabilité sociétale.

Mais la stabilité émotionnelle dans tout ça ?