Reconversion professionnelle et écologie

Récemment, je suis sorti de ma zone de confort : cela fait 3 ans que je mûri un projet de reconversion professionnelle dans le but de quitter l’informatique pour l’écologie. J’ai pris la décision officiellement de changer de métier, à 29 ans. J’ai des diplômes, j’ai des compétences techniques avérées, mais je n’ai pas de plaisir. Et le travail au 21ème siècle ne devrait plus être une labeur.

 

Je ne sais pas quand j’opérerai cette reconversion, tout ce que je sais, c’est qu’en attendant, j’ai levé le pied sur le code, et je suis devenu formateur web pour différents centres. Une sorte d’étape intermédiaire peut-être ? 🙂 Les connaissances et l’expérience que j’ai acquis ces dernières années ne doivent pas disparaître, c’est pourquoi j’ai décidé de faire une passation de savoir !

 

Il y a des choses dans la vie qui sont agréables, qui nous plaisent. Et puis il y a ces choses que vous ressentez au plus profond de vous, ces choses qui dirigent vos choix, avec une extrême confiance. Pour ma part, l’écologie fait parti de ces « trucs » que je ressens au fond de mes entrailles. Du coup, ce projet de reconversion professionnelle pour me diriger vers l’écologie prends tout son sens, à une époque où les enjeux environnementaux doivent devenir prioritaires et où notre société, malade, ne fait pas le choix de freiner des quatre fers pour amortir l’impact du mur qui arrive en face de nous.

 

Pourquoi cette prise de conscience ?

Cela fait des années que je n’éprouve plus aucun plaisir à travailler dans l’informatique « mainstream », et ce pour plusieurs raisons:

  1. Overdose de ce qui était une passion à l’adolescence
  2. Prise de conscience de l’impact de l’informatique et du Web sur l’environnement
  3. Refus de travailler à contre-courant de valeurs qui me sont chères
  4. Fatigue intellectuelle

En gros, un burn-out dont je n’arrive finalement pas à me sortir.

Depuis 15 ans (qu’est-ce que le temps file !) je m’évertue à faire ce que j’appelle de « l’écologie de comptoir« :

  • Réduction des déchets,
  • Recyclage dans de jolies poubelles jaunes,
  • Glanage sur les marchés,
  • Réutilisation ce qui d’habitude se jette :
    • peaux de légumes en friture pour faire des chips,
    • fibres de fruits restant d’un jus maison transformées en galette,
    • bouteille en plastique qui devient une « mini-serre » pour un petit pied de tomates…
  • Réduction ma consommation d’eau,
  • Ramassage les déchets dans la rue,
  • Covoiturage et train.

Mais ce n’est que pour soulager ma conscience personnelle, comme le souligne intelligemment Cyril Dion dans son ouvrage « Petit manuel de résistance contemporaine« .

 

Aller plus loin, viser plus haut

Bien que cette part du colibri est essentielle pour amortir le choc environnemental à venir, je prends conscience que c’est insuffisant. Au fil de mes recherches et de mes lectures, je prends conscience que les actes individuels sont importants mais sont également insignifiants. Et tandis que mes connaissances écologiques, bien que poussées, trouvent rapidement leurs limites… Je me pose la question de « comment faire pour passer à la vitesse supérieure ?« . La chose la plus importante pour moi est de continuer à me documenter sur les différents sujets de l’environnement et de les délayer à qui veut, afin que chaque personne prenne connaissance des enjeux actuels.

Je suis passé dans une librairie (adieu Amazon, je t’aime mais je te quitte) et j’ai acheté une dizaine de livres. Le choix du premier livre à lire à été difficile mais j’ai jeté mon dévolu sur cette petite pépite de Cyril Dion.

Petit manuel de résistance contemporaine, écologie, reconversion professionnelle

Je suis conquis par cet ouvrage, qui explique 

En l’écologie, j’y vois une passion, une mission, une profession et surtout une vocation.

Cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, ça s’appelle l’ikigai

L’image ci-dessous parle d’elle-même, je ne vais donc pas m’attarder dessus !

Ikigai, écologie et reconversion professionnelle

 

Et maintenant ?

Un long chemin reste à parcourir. Je vais continuer à travailler dans l’informatique, en parallèle de monter et développer mes projets professionnels. Pourquoi ne pas allier Web et écologie ? Et y ajouter pourquoi pas, de la formation 😉

Nous restons trop souvent dans notre zone de confort car elle nous rassure. Mais pour notre bien-être, il ne faut pas rester dans une situation qui ne nous correspond pas, qui ne nous rend pas heureux. Même si cette dernière peut nous paraître la plus logique : stabilité professionnelle, stabilité financière, stabilité sociétale.

Mais la stabilité émotionnelle dans tout ça ?